24.06.2008
Religion, spiritualité,Rose-Croix,histoire, sociologie

20:41 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Histoire, Rose-Croix, spiritualité.
02.03.2008
Rose-Croix,histoire,philosophie,religion,ésotérisme
12:37 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ROSE-cROIX, histoire, religion, 2sotérisme
20.02.2008
selon l'article de Libé ce jour...LE journal se polarise sur la scientologie,certes..Mais
Inutile de s'inquiéter, les sectes sont un «non-problème» en France. C'est l'Elysée qui le dit, en la personne d'Emmanuelle Mignon. La directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy s'exprime sur la question dans un entretien à l'hebdomadaire VSD de ce mercredi.
«La lutte contre les sectes a longtemps permis de dissimuler les vrais sujets. Mais, en France, les sectes sont un non-problème», juge cette proche du chef de l'Etat. «La liste établie en 1995 est scandaleuse», ajoute-t-elle, évoquant la liste des «mouvements sectaires» mise au point alors par la Commission parlementaire d'enquête sur les sectes.
«Quant à la Scientologie», qui figurait dans cette liste, «je ne les connais pas, mais on peut s'interroger. Ou bien c'est une dangereuse organisation et on l'interdit, ou alors ils ne représentent pas de menace particulière pour l'ordre public et ils ont le droit d'exister en paix», souligne Emmanuelle Mignon.
La mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (miviludes) devrait apprécier. D'autant que la directrice de cabinet accuse cette instance de «ne rien faire à part publier des rapports».
Début février, Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur chargée des Cultes, a relancé le débat sur les sectes en mettant en cause le fonctionnement de la Miviludes, au moment où celle-ci est précisément l'objet de critiques de mouvements comme la Scientologie.
Dans un entretien au Parisien, la ministre confiait vouloir «décomplexer la lutte contre des dérives sectaires» et «assurer la liberté de croyance de tous». Plusieurs associations, dont l'Unadfi (Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu), s'étaient déclarées «émues et indignées» par ces déclarations.
L'église de Scientologie s'est dite la semaine dernière victime de «violations de la loi de 1905» sur la séparation des Eglises et de l'Etat et a demandé que ses membres bénéficient de la liberté de conscience reconnue dans la Constitution. La Miviludes doit présenter son rapport 2007 à François Fillon début avril.
14:13 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, sociologie, Rose-Croix, religion, spiritualité
30.01.2008
Changement d'attitude à la tête de l'Etat français
Voici la réponse complète de Mme la ministre de l’Intérieur à l’Assemblée nationale, suite à une question du député Glavany sur le discours de Nicolas Sarkozy à Riyad.
Mme Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des collectivités territoriales
"– Oui, la laïcité est une grande et belle valeur de notre République. Nous pouvons nous retrouver sur ce point, mais nous divergeons sur le sens que nous lui donnons. Pour notre part, nous souhaitons reconnaître le rôle de toutes les spiritualités dans notre pays – Nous souhaitons reconnaître le rôle de la spiritualité sous toutes ses formes dans notre pays. Les Français y sont attachés. Un ancien président de la République ne disait-il d’ailleurs pas qu’il croyait aux « forces de l’esprit » ? C’est pour cette raison que nous souhaitons aider toutes les spiritualités, qu’elles soient religieuses ou non, notamment celles qui sont fondées sur l’athéisme ou le rationalisme. Comme l’a indiqué le président de la République à Riyad, nous croyons à la richesse et à la diversité de toutes les religions et des cultures. Vous vous demandiez, voilà quelques jours, ce que pouvait bien être la laïcité négative. Je peux vous répondre : c’est une attitude sectaire et fermée à l’égard des courants de pensée qui donnent leur sens et leur grandeur à notre pays. Et c’est votre attitude aujourd’hui."
10:36 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : religion, Rose-Croix, histoire, spiritualité, jardins, ésotérisme
18.10.2007
Faculté de Théologie
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Service incroyance et foi
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Dr Carlos Gilly
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Note de Roland Edighofer,spécialiste des Rose-Croix
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R Edighofer-2
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Et même le CCMM ...
Et même le CCMMCCMM.jpg
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15.09.2007
Antoine Faivre à propos de la Rose-Croix d'Or
Le LR [Lectorium Rosicrucianum] a une activité éditoriale importante, en plusieurs langues, qui s'exerce principalement à Haarlem (éditions, ou librairie, du Rozekruis Pers): traduction et rééditions des oeuvres des fondateurs (Jan van Rijckenborgh et Catharose de Petri), mais aussi d'ouvrages anciens (un écrit de Marsile Ficin, quatre de Karl von Eckartshausen, un de Jacob Boehme, deux de J.A. Comenius) et du XXe siècle (livres d'Antonin Gadal et de Gustav Meyrink, par exemple), édition d'une revue, Pentagramme (bi-mensuel qui paraît en onze langues et tire à environ vingt mille exemplaires), et bien sûr de brochures. De valeur inégale, les articles de Pentagramme se partagent en deux catégories: textes à vocation initiatique ou édifiante, et – moins nombreux – études à caractère historique ou même nettement universitaire ; plusieurs de celles-ci sont de la plume de chercheurs participant également aux activités éditoriales de In de Pelikaan, qui est une maison d'édition à Amsterdam.
Le corpus référentiel du LR , tel qu'il apparaît à la lecture de ces publications, surtout de celles de Rijckenborgh, est pour l'essentiel constitué des cinq éléments suivants: 1) Le Nouveau Testament, surtout l'Évangile de Jean et l'Apocalypse. 2) Le Corpus Hermeticum (recueil de textes alexandrins des IIe et IIIe siècles de notre ère attribué au légendaire Hermès Trismégiste). 3) La gnose dualiste des premiers siècles, l'accent étant mis sur la gnose de type manichéen. 4) Le catharisme. 5) La littérature allemande du premier courant rosicrucien (début du XVIIe siècle) avec, par voie de conséquence, des références à Paracelse et à l'alchimie.
Les éléments 1, 2 et 5 font partie du corpus référentiel de bon nombre de courants ésotériques modernes. Mais la présence ici de tous les cinq ensemble fait, aux yeux d'un historien intéressé par ces courants, la principale originalité du corpus référentiel du LR. En effet, une vision du monde de type radicalement dualiste se trouve, contre toute attente, mariée avec le rosicrucisme originel qui, lui, n'est pas du tout refus du monde et reste même inséparable d'une philosophie de la nature. Aussi bien les textes fondateurs rosicruciens du XVIIe siècle sont-ils lus ici à la lumière du manichéisme et du catharisme, ce qui confère aux interprétations des auteurs du LR un caractère original: elles sont une tentative de concilier ce qui est peut-être inconciliable. L'importance de l'apport cathare se reflète jusque dans le vocabulaire courant propre au LR: « consolamentum », « endura ». Pour ce qui concerne le deuxième élément, l'on sait que le Corpus Hermeticum, oeuvre de plusieurs auteurs, se présente comme un ensemble de textes doctrinalement contradictoires les uns par rapport aux autres, même s'ils reflètent une commune forme de pensée ; l'on peut y trouver aussi bien des passages marqués par le dualisme, que d'autres échappant à celui-ci. La préférence du LR va bien sûr aux premiers, comme il apparaît à la lecture des oeuvres de Rijckenborgh. Enfin, à ces cinq éléments, qui appartiennent à l'Occident, il convient d'ajouter un apport de type hindou et extrême-oriental, assez diffus et discret, mais bien présent.
Pour l'essentiel, l'oeuvre de Rijckenborgh (que tous les membres sont tenus d'étudier, et qui constitue l'obligée référence du LR) comporte deux sortes d'ouvrages. L'une est représentée par l'édition commentée de textes anciens, l'autre par des manuels à l'usage des membres de l'École, manuels nullement secrets mais offerts aussi bien au public pour son instruction. Parmi les éditions de textes anciens figure en premier lieu celle, en quatre volumes, du Corpus Hermeticum, qu'il interprète, on l'a vu, dans un sens dualiste. Ce corpus est pour lui fondamental: « Toute activité gnostique réelle de la période humaine actuelle a pour source la gnose égyptienne. » Par « Égypte », il semble qu'il entende davantage la pharaonique que l'alexandrine car, pour lui, comme il l'écrit de façon surprenante: « Les enseignements d'Hermès Trismégiste ont plus de dix mille ans », si bien que « à peu près tous les textes de valeur de la Bible sont empruntés aux écrits hermétiques » ; d'ailleurs, « il faut encore savoir que tous les livres de la Bible ont été rédigés par les pères de l'Église. [...] C'est un miracle que quelque chose d'essentiel ait été conservé, comme l'évangile de Jean ». Figurent aussi, parmi les éditions commentés de livres anciens, celle des trois écrits rosicruciens (Fama, 1614 ; Confessio, 1615 ; Noces Chymiques, 1616), et le Nycthéméron d'Apollonius de Tyane. Ces éditions et commentaires ne se présentent nullement comme des études historiques et philologiques. Aussi bien ont-ils pour objet unique d'édifier spirituellement le lecteur. Il en va de même, évidemment, de la seconde sorte d'ouvrages – ceux qui sont destinés à l'instruction spirituelle, sans support textuel préalable –, mais dans ce cas l'on est moins surpris.
A part ceux qu'il considère comme ses pères fondateurs, Rijckenborgh ne cite que peu de noms. A part, donc, Hermès Trismégiste, Mani, Johann Valentin Andreae, on trouve seulement, parfois, les noms de Max Heindel, Rudolf Steiner, H.P. Blavatsky. Même Jacob Boehme paraît absent, mais il serait souvent cité, m'apprend le LR, dans d'autres ouvrages, et notamment dans les « textes intérieurs » du LR, et Rijckenborgh aurait procuré lui-même, avant guerre, une édition de L'Aurore naissante. Pour le XVIIIe siècle, Karl von Eckartshausen semble être le seul. Rijckenborgh a sévèrement limité son corpus référentiel. Il déclare d'ailleurs rejeter toute forme d'occultisme, qu'il appelle aussi « magie grise » ou « magie négative ». Par là, il semble entendre beaucoup de choses et reste le plus souvent vague, mais c'est très explicitement qu'il condamne le spiritisme, le magnétisme, et même l'astrologie et l'acupuncture.
Antoine FAIVRE
Source: Notes sur le Lectorium Rosicrucianum (la « Rose-Croix d'or »), in Pour en finir avec les sectes (CESNUR - Di Giovanni, 1996)
13:25 Publié dans 04. Rosicrucianisme | Lien permanent | Envoyer cette note
JVR: un enseignement paradoxal
Le corpus référentiel du LR [Lectorium Rosicrucianum], tel qu'il apparaît à la lecture de ces publications, surtout de celles de |Jan van] Rijckenborgh, est pour l'essentiel constitué des cinq éléments suivants: 1) Le Nouveau Testament, surtout l'Évangile de Jean et l'Apocalypse. 2) Le Corpus Hermeticum (recueil de textes alexandrins des IIe et IIIe siècles de notre ère attribué au légendaire Hermès Trismégiste). 3) La gnose dualiste des premiers siècles, l'accent étant mis sur la gnose de type manichéen. 4) Le catharisme. 5) La littérature allemande du premier courant rosicrucien (début du XVIIe siècle) avec, par voie de conséquence, des références à Paracelse et à l'alchimie.
Les éléments 1, 2 et 5 font partie du corpus référentiel de bon nombre de courants ésotériques modernes. Mais la présence ici de tous les cinq ensemble fait, aux yeux d'un historien intéressé par ces courants, la principale originalité du corpus référentiel du LR. En effet, une vision du monde de type radicalement dualiste se trouve, contre toute attente, mariée avec le rosicrucisme originel qui, lui, n'est pas du tout refus du monde et reste même inséparable d'une philosophie de la nature. Aussi bien les textes fondateurs rosicruciens du XVIIe siècle sont-ils lus ici à la lumière du manichéisme et du catharisme, ce qui confère aux interprétations des auteurs du LR un caractère original: elles sont une tentative de concilier ce qui est peut-être inconciliable. L'importance de l'apport cathare se reflète jusque dans le vocabulaire courant propre au LR: « consolamentum », « endura ». Pour ce qui concerne le deuxième élément, l'on sait que le Corpus Hermeticum, oeuvre de plusieurs auteurs, se présente comme un ensemble de textes doctrinalement contradictoires les uns par rapport aux autres, même s'ils reflètent une commune forme de pensée ; l'on peut y trouver aussi bien des passages marqués par le dualisme, que d'autres échappant à celui-ci. La préférence du LR va bien sûr aux premiers, comme il apparaît à la lecture des oeuvres de Rijckenborgh. Enfin, à ces cinq éléments, qui appartiennent à l'Occident, il convient d'ajouter un apport de type hindou et extrême-oriental, assez diffus et discret, mais bien présent.
Antoine FAIVRE
Notes sur le Lectorium Rosicrucianum (la « Rose-Croix d'or »)
directeur d’études à l’école pratique des hautes études (Ve section), professeur à l’université Bordeaux-III pour Roland : Professeur émerite à la Sorbonne ...et auteur de nombreux travaux sur le la Rose-Croix

10:40 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : spiritualié, Rose-Croix
21.06.2007
Pour en finir avec les "sectes"au Cesnur
Pour en finir
avecles sectes
par un groupe d'auteurs dirigé par
Massimo Introvigne & Gordon Melton
ISBN : 88-85237-11-8
Ed. CESNUR & Di Giovanni, Milan, 1996
355 pages
Suite à la publication du rapport Guyard de la commission parlementaire française sur les sectes, contenant une liste controversée de mouvements très divers, M. Introvigne et G. Melton ont demandé à une série d'experts de se prononcer sur ce document.
Même si aucun auteur n'approuve la publication de cette liste, les avis divergent quant à la démarche. L'avantage d'un tel ouvrage et de présenter des approches très diverses sur le phénomène :
• des sociologues des religions (comme Wilson, Dericquebourg ou Beaubérot),
• des juristes (comme O.-L. Séguy ou P. Gast),
• des théologiens (comme Mgr Vernette ou le père Bergeron).
Ce livre très intéressant n'a pas pour but de répondre à toutes les questions. Au contraire, les deux directeurs de l'ouvrage souhaitent profiter de la controverse créée par le rapport pour poser davantage de questions, mais en tentant de donner des bases aussi objectives que possibles au dialogue.
Hormis les questions générales abordées dans le livre, certains textes abordent des questions plus spécifiques. Parmi les sujets figurent :
• la Nouvelle Acropole,
• la Rose-Croix d'Or (Lectorium Rosicrucianum),
• les Témoins de Jéhovah,
• l'Eglise de l'Unification (Moon),
• les Enfants de Dieu / la Famille,
• la Scientologie,
• la Soka Gakkai,
• le Mouvement raëlien,
• la religion aumiste,
• IVI (Initiation à la Vie),
• l'Office culturel de Cluny et
• la TFP (Société française pour la défense de la Tradition, Famille et Propriété).
13:25 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : spiritualité, religion
02.04.2007
(détail de l'article du journal "le Monde"
14:45 Publié dans Blog , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : spiritualité, religions, Rose-Croix, ésotérisme
08.03.2007
Article dans "le Monde" d'Henri Tinq Septembre 1998
00:23 Publié dans Blog , Science , Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Rose-Croix, spiritualité, ésotérisme, information
26.01.2007
les dangers des listes enfin répertoriés !
JO , 10 octobre 2006
[Texte intégral]
12ème législature
Question N° : 101587 de M. Suguenot Alain ( Union pour un Mouvement Populaire - Côte-d'Or ) QE
Ministère interrogé : justice
Ministère attributaire : justice
Question publiée au JO le : 01/08/2006 page : 7966
Réponse publiée au JO le : 03/10/2006 page : 10408
Rubrique : ésotérisme
Tête d'analyse : sectes
Analyse : classification. conséquences
Texte de la QUESTION : M. Alain Suguenot appelle l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la lutte contre les sectes. Celle-ci est primordiale contre toute organisation qui s'avère dangereuse et endoctrinante pour les individus, à des fins d'ailleurs très souvent financières.
Cependant, il faut être très prudent et ne pas tomber dans la stigmatisation systématique de certains courants philosophiques ou religieux qui n'ont rien de sectaire mais sont parfois considérés comme tels par certains qui ne les différencient pas des sectes.
II peut alors y avoir un risque d'atteinte à la liberté de religion ou d'opinion philosophique.
Dans certains cas, cela peut même avoir des conséquences au niveau professionnel.
Aussi souhaiterait-il savoir si le fait d'appartenir à une organisation répertoriée dans le rapport parlementaire annuel comme étant une secte est susceptible de justifier des mesures de rétorsion de la part d'un employeur privé ou de la part de l'exécutif d'une collectivité territoriale.
Texte de la REPONSE :
Le garde des sceaux, ministre de la justice, fait connaître à l'honorable parlementaire que le recours à liste des mouvements à caractère sectaire établie par la commission d'enquête parlementaire sur « les sectes en France », en 1995, doit être évité
au profit de l'utilisation de faisceaux de critères, tel que le Premier ministre l'a rappelé par circulaire du 27 mai 2005.
Par ailleurs, les principes garantis constitutionnellement interdisent à quelque autorité que ce soit de porter un jugement de valeur sur les motivations des personnes qui adhèrent à des organisations.
Toutefois, lorsque ces organisations commettent des atteintes aux personnes et aux biens, il va de soi que l'autorité judiciaire doit apporter une réponse déterminée aux dérives constatées.
UMP 12 REP_PUB Bourgogne O
17:55 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : spiritualité, Rose-Croix
25.01.2007
Une liste parlementaire controversée ...
mai 1999 Page 26
UN PHÉNOMÈNE DIABOLISÉ OU BANALISÉ
Controverses passionnées à propos des sectes
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COMMENT protéger ceux qui se laissent happer par des groupes « religieux » qui les exploitent plus qu’ils ne les soutiennent ? Comment, simultanément, respecter le premier principe de la laïcité qui veut que chacun soit libre de sa pensée et de sa foi ? Entre ces deux exigences, polémiques et surenchères obèrent la compréhension de phénomènes qui se nourrissent de la grande détresse morale et du déficit de lien social. Particulièrement significatif est le cas de la Scientologie.
Par Frédéric Lenoir
Philosophe et sociologue. Auteur, avec Nathalie Luca, d e Sectes, mensonges et idéaux, (Bayard-Editions, Paris, 1998, 330 pages, 120 F). Cette enquête de près de deux ans en France, au Canada et aux Etats-Unis a également donné lieu à une série TV de cinq documentaires.
Depuis quelques années, la question des sectes déchaîne les passions et suscite dans plusieurs pays occidentaux de violentes polémiques. En 1996, des militants allemands anti-sectes ont brûlé dans la rue des affiches d’un film parce que interprété par Tom Cruise, membre de l’Eglise de scientologie. Dans la foulée, le Congrès américain a adressé un blâme à l’Allemagne après la décision de plusieurs Länder d’interdire l’accès à la fonction publique aux adeptes de ce mouvement, reconnu comme une religion et bénéficiant d’avantages fiscaux aux Etats-Unis, mais très controversé en Europe (1).
Pour voir à quel point le problème est compliqué, il suffit de se rappeler que, en France, une commission parlementaire a publié en janvier 1996 un rapport (2) - salué par la plupart des médias, mais critiqué par de nombreux historiens et sociologues des religions (3) - qui qualifie l’Eglise de scientologie de « secte ». Et, au printemps 1997, le jugement du tribunal de grande instance a condamné en appel, pour escroquerie, certains scientologues. Mais ce même tribunal a stipulé, dans ses attendus, que « l’Eglise de scientologie peut revendiquer le titre de religion et développer en toute liberté, dans le cadre de lois existantes, ses activités », ce qui a soulevé une tempête de protestations.
Les chiffres les plus contradictoires circulent à propos de la prolifération des sectes, et les rumeurs - parfois calomnieuses - accusant telle entreprise, tel chercheur ou tel thérapeute de faire partie d’une secte se multiplient. Véritable fléau social pour les uns, psychose et nouvelles chasses aux sorcières pour les autres, les positions sont si extrêmes qu’il est difficile pour le chercheur comme pour le journaliste de s’engager dans ce débat sans être taxé de « pro » ou d’« anti-secte ».
Ce climat passionnel tient évidemment beaucoup aux tragédies qui ponctuent l’actualité depuis 1993. Même si ces crimes ne concernent que cinq groupes sur des milliers existants, ils ont montré à quelles dérives extrêmes pouvaient aboutir certains mouvements qui paraissaient inoffensifs, et donnent au phénomène sectaire une forte connotation émotionnelle rendant difficiles tout discernement et toute analyse rationnelle.
Pour tenter de sortir de ce climat passionnel et de déchiffrer ce phénomène, au demeurant fort complexe, trois grandes questions se posent : qu’est-ce qu’une secte ? Quelle est l’ampleur véritable du phénomène sectaire ? Comment les Etats peuvent-ils lutter contre des groupes qu’ils perçoivent comme menaçants sans remettre en cause les principes de laïcité et de liberté de conscience ?
La confusion sur cette question tient en partie à la difficulté de définir ce qu’est une secte. Il n’existe aucune définition juridique ni universellement admise, et chacun apporte sa définition selon le point de vue qu’il défend. Le mot « secte » vient des verbes latins, sequi « suivre » et secare « couper ». Ces étymologies soulignent deux modes typiques de l’apparition historique des sectes : soit elles naissent de l’enseignement d’un dirigeant charismatique rassemblant autour de lui des adeptes qui le suivent ; soit elles se forment à la suite d’une rupture avec un groupe existant. Il arrive fréquemment que les deux sens soient mêlés, un fondateur s’affirmant souvent comme un dissident d’une religion plus ancienne.
En ce sens, Jésus ou Bouddha auraient fondé de nouvelles « sectes » au sein de leurs traditions respectives. Le terme est d’ailleurs utilisé de manière non péjorative dans le bouddhisme ou le judaïsme ancien pour désigner les différents courants ou écoles. De même, dans l’Antiquité, le mot secte désigne des écoles philosophiques regroupant des disciples fervents autour d’un maître et cultivant facilement le secret, tels les pythagoriciens. La connotation fortement péjorative du mot apparaît surtout au sein du christianisme pour désigner les groupes hérétiques et dissidents.
Dans le langage courant de l’Européen du XVIIIe ou du XIXe siècle, le terme « secte » sert principalement à désigner la religion de l’autre, de l’ennemi, de celui qu’on veut discréditer. Pourtant, certains fondateurs de la sociologie moderne - Max Weber et Ernst Troeltsch - vont tenter de sortir le mot de son usage vulgaire pour attribuer au concept de secte une tout autre signification. « Secte » deviendra pour ces savants, par opposition à « Eglise », le modèle de groupes religieux radicaux, critiques envers la société, rassemblant des convertis autour d’un dirigeant charismatique et s’opposant aux Eglises officielles qu’ils jugent trop compromises avec le monde.
Mais ce modèle sociologique de la secte n’est véritablement opératoire qu’au sein d’une société chrétienne traditionnelle. Or, depuis plusieurs décennies, la sécularisation de la société, l’avènement de l’individualisme contemporain et le phénomène de la mondialisation conduisent à un éclatement du religieux. Les offres du salut se multiplient dans un marché du religieux totalement dérégulé (4), où fleurissent mélanges, innovations, syncrétismes, mais aussi escrocs de la religiosité en tout genre.
Sous la pression d’associations de familles, qui dénoncent les abus de certains charlatans ou de groupes qu’elles estiment manipulateurs, la notion de secte, qui n’avait jamais perdu sa connotation péjorative dans les esprits populaires, devient fortement connotée de dangerosité. Les dérives extrêmes auxquelles sont parvenus récemment certains mouvements n’ont fait que renforcer la connotation péjorative du terme.
Dans l’opinion publique de la plupart des pays européens, la secte est identifiée à un groupe coercitif, totalitaire, aux dérives criminelles toujours possibles. La communauté scientifique, quant à elle, prend conscience qu’il n’est plus possible d’appliquer indistinctement la définition sociologique de « secte » - au sens utilisé par Weber et Troeltsch - à ces groupes qui émergent et prolifèrent dans une société déchristianisée. Refusant également l’usage populaire péjoratif du mot secte, elle décide alors de regrouper ces mouvements extrêmement divers sous le vocable de « nouveaux mouvements religieux (5) ».
En fait, les deux termes sont aussi piégés l’un que l’autre. Celui de « secte », qui se définit dans l’esprit du public uniquement par sa dangerosité, amalgame de manière négative des groupes, dont beaucoup n’ont rien de totalitaire ni même de dangereux. C’est tout le problème de la fameuse liste du rapport parlementaire français de 1996, qui associe sans distinction ni précaution méthodologique des groupes meurtriers, comme l’Organisation du temple solaire (OTS), ou des associations qui ont eu des démêlés judiciaires graves, comme la Scientologie, avec des communautés évangéliques telles qu’il en existe des milliers aux Etats-Unis, une religion fondamentaliste comme les Témoins de Jehovah, des groupes New Age inoffensifs, et même certains groupes qui sont listés sur la seule base de dénonciations malveillantes infondées ; telle l’association l’Arbre au milieu.
Face à de tels amalgames, il ne faut dès lors pas s’étonner que des parents retirent leurs enfants de l’école publique sous prétexte que la maîtresse est Témoin de Jéhovah. Dans un ouvrage collectif récent (6), Jean Baubérot, directeur du groupe de sociologie des religions et de la laïcité (CNRS), souligne que la publication d’une telle liste est incompatible avec un véritable respect de la laïcité. Mais à cet amalgame négatif, qu’ils critiquent à juste titre, les universitaires répondent par un autre amalgame, positif cette fois, en qualifiant tous ces groupes, même les plus dangereux, de « nouveaux mouvements religieux ». Cette terminologie pose problème : elle appose le qualificatif de religion à des groupes qui n’ont parfois rien de religieux ou pour lesquels la religion n’est qu’un paravent destiné à masquer des activités licencieuses. Le débat sur les sectes est ainsi pollué par cette double homogénéisation, positive et négative.
Des chiffres gonflés
CE malentendu entre bon nombre d’universitaires, qui ont tendance à relativiser la dangerosité des sectes, et des associations de familles, qui en exagèrent souvent l’ampleur, vient aussi de la différence des témoignages recueillis. Les sociologues étudient les adeptes de groupes inoffensifs ou bien qui circulent à la périphérie de groupes dangereux sans être conscients de l’existence, au sein de leur mouvement, d’un centre secret, lieu de véritables dérives. Ces divers adeptes trouvent dans la secte une chaleur affective, des réponses à leurs questions existentielles, une communion fraternelle qu’ils ne trouvent pas dans la société.
Au contraire, les associations de défense récoltent souvent le témoignage d’anciens adeptes qui étaient engagés au coeur fermé de groupes véritablement manipulateurs et qui ont parfois subi de terribles sévices de la part du gourou. Pour se faire une idée du phénomène sectaire dans sa réalité complexe et globale, il ne faut mépriser ni les témoignages épanouis d’adeptes - qui rendent véritablement compte du succès des sectes - ni celui critique des anciens adeptes qui révèlent l’idéologie et les moeurs totalitaires de certains groupes.
Quelle est maintenant l’ampleur véritable du phénomène sectaire en France et dans le monde ? En ce qui concerne les mouvements évangéliques, syncrétistes, New Age, thérapeutiques dont la dangerosité n’est pas avérée, on peut parler, selon le spécialiste américain Gordon Melton, d’environ 20 000 groupes dans le monde. Les zones les plus touchées par cette expansion sont principalement l’Amérique latine et les pays de l’Est.
En France, contrairement à ce qu’on croit, le phénomène sectaire, qui a connu une forte expansion dans les années 60-70, est relativement stable depuis une quinzaine d’années. Des groupes naissent chaque jour, mais beaucoup disparaissent aussi. Les grands groupes des années 70 - Moon, Krishna - ne représentent quasiment plus rien en France. A l’inverse, un mouvement comme les Témoins de Jéhovah connaît une forte croissance et rassemble à lui seul, avec 130 000 adeptes, près des deux tiers des adeptes de toutes les « sectes » recensées.
En ce qui concerne les groupes dont la forte dangerosité est avérée, M. Alain Vivien, président du Centre de documentation, d’éducation et d’action contre les manipulations mentales (CCMM) et nouveau président du comité interministériel de lutte contre les sectes mis en place par le gouvernement de M. Lionel Jospin, estime qu’elles sont tout au plus une dizaine en France.
En fait, tout le monde a intérêt à gonfler les chiffres : les sectes pour se donner du poids - les scientologues français affirment par exemple qu’ils sont 50 000 alors qu’ils sont à peine 2 000 - ; certaines associations de lutte contre les sectes pour justifier leur combat ; les responsables politiques pour se donner le beau rôle de pourfendeurs d’un nouveau fléau social ; et certains médias pour faire de l’Audimat ou vendre du papier.
Cela dit, la dangerosité des groupes n’est absolument pas liée à leur nombre. Une seule secte, Aum, a réussi à répandre du gaz sarin dans le métro de Tokyo en mars 1995, faisant douze morts et des milliers de personnes intoxiquées. Heaven’s Gate ne comprenait que 40 adeptes, et 39 sont morts au printemps 1997 en Californie, l’Ordre du Temple solaire, à peine 500 adeptes, et 74 sont décédés de manière tragique en plusieurs vagues entre 1994 et 1997, alternativement sur le territoire américain et européen. On peut même affirmer que plus un groupe est petit et cultive le secret, plus il a de risques de dériver car il repose entièrement sur l’autorité d’un unique dirigeant, qui peut à tout moment entraîner ses adeptes dans son délire sans qu’aucun contrôle institutionnel ou social puisse s’exercer.
Quelles solutions apporter face à ces groupes menaçants, tant pour l’individu que pour la société ? L’attitude des Etats est très diverse et relève d’une perception culturelle différente du phénomène. Un pays comme les Etats-Unis, enraciné dans le pluralisme religieux et fondé par des membres de diverses communautés minoritaires persécutées en Europe par les Eglises dominantes, n’a évidemment pas la même approche du phénomène qu’un pays comme la France, héritière d’une tradition catholique agressive envers les groupes religieux dissidents ou minoritaires et d’une tradition laïque hostile à la religion.
D’un côté, on accueille a priori favorablement l’émergence de ces nouveaux groupes, on redoute par-dessus tout l’intolérance religieuse et les chasses aux sorcières et on n’attaque ces mouvements que sur des délits avérés. De l’autre, on accueille a priori avec défiance l’émergence de groupes non affiliés à une grande religion « reconnue », et certains n’hésitent pas à prôner l’interdiction des sectes. Toutefois, les universitaires comme les parlementaires français sont hostiles à la mise en place d’une législation spécifique contre les sectes.
Ils rappellent que le droit constitutionnel français ne permet pas de donner une définition juridique d’une religion ou d’une secte et sont partisans d’un meilleur usage de l’arsenal juridique existant. Celui-ci permet de condamner des délits - fréquents dans les sectes - d’escroquerie financière, d’abus de faiblesse, de manquement au droit du travail, etc. « Nous sommes dans un Etat de droit, il existe des codes, il existe des lois, elles ne sont peut-être pas toujours suffisamment connues, y compris même de certains magistrats, mais elles existent », souligne M. Alain Vivien.
Les gouvernements peuvent également faire des enquêtes administratives, agir sur le terrain fiscal, vérifier systématiquement la situation scolaire des enfants, comme le stipule une loi récente. Mais, au-delà de la nécessaire vigilance des Etats, la meilleure réponse à la question reste probablement l’esprit critique des individus. Comme le souligne la sociologue Danièle Hervieux-Léger, « il n’existe pas de vaccin contre les sectes. Le meilleur remède, c’est le bon sens, le discernement, l’éducation à l’esprit critique ».
Plus qu’une répression aveugle, moderne Inquisition qui pourrait conduire à de nouvelles chasses aux sorcières, la prévention et l’éducation au discernement restent sans doute les moyens les plus efficaces de lutter contre des groupes - moins nombreux qu’on ne le croit, mais difficiles à appréhender et à démasquer - qui manipulent les aspirations humanitaires et spirituelles des individus à des fins d’abus sexuels, d’argent ou de pouvoir.
Frédéric Lenoir.
Secte
date - sujet - pays
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(1) Julia Darcondo, La Pieuvre scientologique, préface de Jeanine Tavernier, présidente de l’Unadfi, Fayard, 1998.
(2) Alain Gest et Jacques Guyard, Les Sectes en France, rapport no 2468 de la commission d’enquête de l’Assemblée nationale, Paris, 1996.
(3) Pour en finir avec les sectes, sous la direction de Massimo Introvigne et Gordon Melton, Dervy, Paris, 1996.
(4) Lire Ignacio Ramonet, « Irrationnel et société », et Florence Beaugé, « Vers une religiosité sans Dieu », Le Monde diplomatique, septembre 1997.
(5) Eleen Barker (sous la direction de), New Religious Movements : a Perspective for Understanding, The Edwin Mellen Press, New York-Toronto, 1982.
(6) Sous la direction de Françoise Champion et Martine Cohen, Sectes et démocratie, Seuil, Paris, 1999.
LE MONDE DIPLOMATIQUE | mai 1999 | Page 26
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Une liste parlementaire controversée ...
Controverses_passionnées_à_propos_des_sectes.2.2.weba...
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15.12.2006
Citation d'Antoine Faivre à propos de la RCO
Le LR [Lectorium Rosicrucianum] a une activité éditoriale importante, en plusieurs langues, qui s'exerce principalement à Haarlem (éditions, ou librairie, du Rozekruis Pers): traduction et rééditions des oeuvres des fondateurs (Jan van Rijckenborgh et Catharose de Petri), mais aussi d'ouvrages anciens (un écrit de Marsile Ficin, quatre de Karl von Eckartshausen, un de Jacob Boehme, deux de J.A. Comenius) et du XXe siècle (livres d'Antonin Gadal et de Gustav Meyrink, par exemple), édition d'une revue, Pentagramme (bi-mensuel qui paraît en onze langues et tire à environ vingt mille exemplaires), et bien sûr de brochures. De valeur inégale, les articles de Pentagramme se partagent en deux catégories: textes à vocation initiatique ou édifiante, et – moins nombreux – études à caractère historique ou même nettement universitaire ; plusieurs de celles-ci sont de la plume de chercheurs participant également aux activités éditoriales de In de Pelikaan, qui est une maison d'édition à Amsterdam.
Le corpus référentiel du LR , tel qu'il apparaît à la lecture de ces publications, surtout de celles de Rijckenborgh, est pour l'essentiel constitué des cinq éléments suivants: 1) Le Nouveau Testament, surtout l'Évangile de Jean et l'Apocalypse. 2) Le Corpus Hermeticum (recueil de textes alexandrins des IIe et IIIe siècles de notre ère attribué au légendaire Hermès Trismégiste). 3) La gnose dualiste des premiers siècles, l'accent étant mis sur la gnose de type manichéen. 4) Le catharisme. 5) La littérature allemande du premier courant rosicrucien (début du XVIIe siècle) avec, par voie de conséquence, des références à Paracelse et à l'alchimie.
Les éléments 1, 2 et 5 font partie du corpus référentiel de bon nombre de courants ésotériques modernes. Mais la présence ici de tous les cinq ensemble fait, aux yeux d'un historien intéressé par ces courants, la principale originalité du corpus référentiel du LR. En effet, une vision du monde de type radicalement dualiste se trouve, contre toute attente, mariée avec le rosicrucisme originel qui, lui, n'est pas du tout refus du monde et reste même inséparable d'une philosophie de la nature. Aussi bien les textes fondateurs rosicruciens du XVIIe siècle sont-ils lus ici à la lumière du manichéisme et du catharisme, ce qui confère aux interprétations des auteurs du LR un caractère original: elles sont une tentative de concilier ce qui est peut-être inconciliable. L'importance de l'apport cathare se reflète jusque dans le vocabulaire courant propre au LR: « consolamentum », « endura ». Pour ce qui concerne le deuxième élément, l'on sait que le Corpus Hermeticum, oeuvre de plusieurs auteurs, se présente comme un ensemble de textes doctrinalement contradictoires les uns par rapport aux autres, même s'ils reflètent une commune forme de pensée ; l'on peut y trouver aussi bien des passages marqués par le dualisme, que d'autres échappant à celui-ci. La préférence du LR va bien sûr aux premiers, comme il apparaît à la lecture des oeuvres de Rijckenborgh. Enfin, à ces cinq éléments, qui appartiennent à l'Occident, il convient d'ajouter un apport de type hindou et extrême-oriental, assez diffus et discret, mais bien présent.
Pour l'essentiel, l'oeuvre de Rijckenborgh (que tous les membres sont tenus d'étudier, et qui constitue l'obligée référence du LR) comporte deux sortes d'ouvrages. L'une est représentée par l'édition commentée de textes anciens, l'autre par des manuels à l'usage des membres de l'École, manuels nullement secrets mais offerts aussi bien au public pour son instruction. Parmi les éditions de textes anciens figure en premier lieu celle, en quatre volumes, du Corpus Hermeticum, qu'il interprète, on l'a vu, dans un sens dualiste. Ce corpus est pour lui fondamental: « Toute activité gnostique réelle de la période humaine actuelle a pour source la gnose égyptienne. » Par « Égypte », il semble qu'il entende davantage la pharaonique que l'alexandrine car, pour lui, comme il l'écrit de façon surprenante: « Les enseignements d'Hermès Trismégiste ont plus de dix mille ans », si bien que « à peu près tous les textes de valeur de la Bible sont empruntés aux écrits hermétiques » ; d'ailleurs, « il faut encore savoir que tous les livres de la Bible ont été rédigés par les pères de l'Église. [...] C'est un miracle que quelque chose d'essentiel ait été conservé, comme l'évangile de Jean ». Figurent aussi, parmi les éditions commentés de livres anciens, celle des trois écrits rosicruciens (Fama, 1614 ; Confessio, 1615 ; Noces Chymiques, 1616), et le Nycthéméron d'Apollonius de Tyane. Ces éditions et commentaires ne se présentent nullement comme des études historiques et philologiques. Aussi bien ont-ils pour objet unique d'édifier spirituellement le lecteur. Il en va de même, évidemment, de la seconde sorte d'ouvrages – ceux qui sont destinés à l'instruction spirituelle, sans support textuel préalable –, mais dans ce cas l'on est moins surpris.
A part ceux qu'il considère comme ses pères fondateurs, Rijckenborgh ne cite que peu de noms. A part, donc, Hermès Trismégiste, Mani, Johann Valentin Andreae, on trouve seulement, parfois, les noms de Max Heindel, Rudolf Steiner, H.P. Blavatsky. Même Jacob Boehme paraît absent, mais il serait souvent cité, m'apprend le LR, dans d'autres ouvrages, et notamment dans les « textes intérieurs » du LR, et Rijckenborgh aurait procuré lui-même, avant guerre, une édition de L'Aurore naissante. Pour le XVIIIe siècle, Karl von Eckartshausen semble être le seul. Rijckenborgh a sévèrement limité son corpus référentiel. Il déclare d'ailleurs rejeter toute forme d'occultisme, qu'il appelle aussi « magie grise » ou « magie négative ». Par là, il semble entendre beaucoup de choses et reste le plus souvent vague, mais c'est très explicitement qu'il condamne le spiritisme, le magnétisme, et même l'astrologie et l'acupuncture.
Antoine FAIVRE
Source: Notes sur le Lectorium Rosicrucianum (la « Rose-Croix d'or »), in Pour en finir avec les sectes (CESNUR - Di Giovanni, 1996)
13:25 Publié dans 04. Rosicrucianisme | Lien permanent | Envoyer cette note
JVR: un enseignement paradoxal
Le corpus référentiel du LR [Lectorium Rosicrucianum], tel qu'il apparaît à la lecture de ces publications, surtout de celles de |Jan van] Rijckenborgh, est pour l'essentiel constitué des cinq éléments suivants: 1) Le Nouveau Testament, surtout l'Évangile de Jean et l'Apocalypse. 2) Le Corpus Hermeticum (recueil de textes alexandrins des IIe et IIIe siècles de notre ère attribué au légendaire Hermès Trismégiste). 3) La gnose dualiste des premiers siècles, l'accent étant mis sur la gnose de type manichéen. 4) Le catharisme. 5) La littérature allemande du premier courant rosicrucien (début du XVIIe siècle) avec, par voie de conséquence, des références à Paracelse et à l'alchimie.
Les éléments 1, 2 et 5 font partie du corpus référentiel de bon nombre de courants ésotériques modernes. Mais la présence ici de tous les cinq ensemble fait, aux yeux d'un historien intéressé par ces courants, la principale originalité du corpus référentiel du LR. En effet, une vision du monde de type radicalement dualiste se trouve, contre toute attente, mariée avec le rosicrucisme originel qui, lui, n'est pas du tout refus du monde et reste même inséparable d'une philosophie de la nature. Aussi bien les textes fondateurs rosicruciens du XVIIe siècle sont-ils lus ici à la lumière du manichéisme et du catharisme, ce qui confère aux interprétations des auteurs du LR un caractère original: elles sont une tentative de concilier ce qui est peut-être inconciliable. L'importance de l'apport cathare se reflète jusque dans le vocabulaire courant propre au LR: « consolamentum », « endura ». Pour ce qui concerne le deuxième élément, l'on sait que le Corpus Hermeticum, oeuvre de plusieurs auteurs, se présente comme un ensemble de textes doctrinalement contradictoires les uns par rapport aux autres, même s'ils reflètent une commune forme de pensée ; l'on peut y trouver aussi bien des passages marqués par le dualisme, que d'autres échappant à celui-ci. La préférence du LR va bien sûr aux premiers, comme il apparaît à la lecture des oeuvres de Rijckenborgh. Enfin, à ces cinq éléments, qui appartiennent à l'Occident, il convient d'ajouter un apport de type hindou et extrême-oriental, assez diffus et discret, mais bien présent.
Antoine FAIVRE
Notes sur le Lectorium Rosicrucianum (la « Rose-Croix d'or »)
directeur d’études à l’école pratique des hautes études (Ve section), professeur à l’université Bordeaux-III pour Roland : Professeur émerite à la Sorbonne ...et auteur de nombreux travaux sur le la Rose-Croix
13:45 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : spiritualité, croix, rosicruciens, littérature, religion, ésotérisme, rose-croix
17.11.2006
Entretien avec Janine Tavernier, ancienne présidente de l'Unadfi (de 1993 à 2001)
Janine Tavernier : "Il faut distinguer les mouvements religieux des vraies sectes"
LE MONDE | 16.11.06 | 14h43
V ous êtes une figure de la lutte contre les sectes. En préfaçant un livre (Sectes sur ordonnance, éditions Amorc), vous dénoncez des "dérives" dans les associations antisectes. Pourquoi ?
J'ai présidé l'Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu (Unadfi, principale association antisectes) de 1993 à 2001. Lorsque j'y suis entrée, en 1984, l'association ne s'occupait ni des croyances ni des philosophies, mais simplement des personnes. J'ai toujours eu pour principe : on laisse nos croyances au vestiaire, on s'intéresse aux faits.
Aujourd'hui, je m'inquiète lorsque j'entends la présidente de l'Unadfi, Catherine Picard, critiquer à La Réunion les "Eglises évangéliques" sans distinction.
Pourtant, on reprochait à l'Unadfi d'être une association d'inspiration catholique, par comparaison avec le Centre contre les manipulations mentales (CCMM), étiqueté plus "rationaliste". Est-ce exact ?
L'association a été fondée par des personnes d'origine catholique, mais ouvertes. J'ai souhaité qu'on aille vers davantage d'ouverture.
Petit à petit, beaucoup de francs-maçons sont entrés dans l'Unadfi, lui donnant une coloration qu'elle n'avait pas à l'origine. L'association avait été fondée par des familles touchées dans leur entourage par le phénomène sectaire. Aujourd'hui, j'ai l'impression qu'elle s'est politisée.
Pourquoi avez-vous quitté la présidence de l'Unadfi ?
En 2001, je sentais qu'on s'engageait dans une chasse aux sorcières. Plusieurs dérapages ont eu lieu. On m'a reproché de mettre mes enfants dans une école Steiner, ce que, d'ailleurs, je ne regrette pas. Alain Vivien, alors président de la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (MILS), a commencé à attaquer l'anthroposophie, qui inspire les écoles Steiner.
Pour ma part, je n'ai aucune attache philosophique, dogmatique, politique ou religieuse. Je suis libre et c'est bien ce qui dérange tout le monde ! J'ose à peine dire que je me soigne à l'homéopathie...
Comment jugez-vous l'action de la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) ?
Quand Jean-Michel Roulet a pris la présidence de la Miviludes, en 2005, je lui ai fait confiance. Puis j'ai vu qu'il avait épinglé l'Amorc (Ancien et mystique ordre de la Rose-Croix) dans le rapport 2006. Ce n'est pas sérieux.
Que pensez-vous de la polémique actuelle qui oppose des parlementaires et l'administration sur le statut des Témoins de Jéhovah ?
Je me suis battue pour qu'on distingue les nouveaux mouvements religieux, comme les communautés charismatiques, et les vraies sectes. A cette époque, les choses étaient plus nettes. Aujourd'hui, on ne sait plus où l'on en est. Si des travaux sérieux avaient été entrepris, on y verrait plus clair.
En ce qui concerne les Témoins de Jéhovah, j'ai entendu beaucoup d'anciens adeptes. Le monde extérieur y est décrit comme l'enfer. C'est triste quand une fillette de 4 ans, à qui sa maîtresse demande de faire un cadeau pour la Fête des mères, refuse parce que cette fête est interdite chez elle !
L'administration estime qu'il n'y a pas de trouble à l'ordre public. Soit. Ce que je demande, c'est qu'on prenne le temps de la réflexion et qu'on évite les amalgames. J'ai toujours été contre le principe des listes de sectes.
reporté par Xavier Ternisien
13:02 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : spiritualité, croix, rosicruciens, littérature, religion, ésotérisme, rose-croix
13.11.2006
la Rose-Croix d'Or en Ariege 2006 (extrait de la "Dépêche du Midi)
15:05 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Spiritualité, Rose-Croix, Cathares, histoire, voyages
11.11.2006
suite de l'entretien entre M Agostini et M Joël Labruyère
09:47 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : spiritualité, religion, Rose-Croix
10.11.2006
Interview de Mr Pierre Agostini,président du LR France en mars 1999
999img008.jpg
23:31 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : spiritualité, Rose-Croix
03.09.2006
Quelles peuvent être les conséquences d'une liste "noire" des "sectes"?
JO , 1er août 2006
12ème législature
Question N° : 101587 de M. Suguenot Alain ( Union pour un Mouvement Populaire - Côte-d'Or ) QE
Ministère interrogé : justice
Ministère attributaire : justice
Question publiée au JO le : 01/08/2006 page : 7966
Rubrique : ésotérisme
Tête d'analyse : sectes
Analyse : classification. conséquences
Texte de la QUESTION : M. Alain Suguenot appelle l'attention de M. le garde des sceaux, ministre de la justice, sur la lutte contre les sectes. Celle-ci est primordiale contre toute organisation qui s'avère dangereuse et endoctrinante pour les individus, à des fins d'ailleurs très souvent financières. Cependant, il faut être très prudent et ne pas tomber dans la stigmatisation systématique de certains courants philosophiques ou religieux qui n'ont rien de sectaire mais sont parfois considérés comme tels par certains qui ne les différencient pas des sectes. II peut alors y avoir un risque d'atteinte à la liberté de religion ou d'opinion philosophique. Dans certains cas, cela peut même avoir des conséquences au niveau professionnel. Aussi souhaiterait-il savoir si le fait d'appartenir à une organisation répertoriée dans le rapport parlementaire annuel comme étant une secte est susceptible de justifier des mesures de rétorsion de la part d'un employeur privé ou de la part de l'exécutif d'une collectivité territoriale.
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11:35 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.06.2006
Article du "Monde diplomatique de mai 1999
Controverses_passionnées_à_propos_des_sectes.2.webarc...
20:20 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

