10.06.2008
Article du "Centre de Presse" du Jeudi 5 juin 2008
Le « Centre de Presse » journal de la Vienne tirant à 30000 exemplaire à consacré
Deux pleines pages au thème « Croyances ou dérives sectaires ? »
L’article traite principalement de la Rose-Croix d’Or et le journaliste y a reproduit fidèlement les propos des deux élèves qui l’ont rencontré....
Il précise bien que la fameuse liste des 172 sectes de 1995 est caduque et rapporte les propos du procureur de la République de Poitiers -« Il n’y a pas de dérives sectaires avérées ».
Nous espérons que cet article ,qui comporte une photo de temple ,et malgré tout approximatif (voir l'article 'Ils prient devant une croix d'or" donnera à nos amis Poitevins toute l’audience dont ils ont besoin et lèvera les nombreux obstacles dont ils sont victimes .
22:46 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Rose-Croix, spiritualité, religion, ésotérisme, région Poitou
12.05.2008
Un élément de modération dans un article du "Monde" du 03 mars 2008
Révolution culturelle dans la lutte antisectes, par Raphaël Liogier
LE MONDE | 03.03.08 | 14h40 o Mis à jour le 03.03.08 | 14h40
Pour la première fois depuis presque trente ans, la culture du terrain, celle du ministère de l'intérieur, soucieux de la sécurité des personnes, et celle des sociologues, soucieux de la connaissance du fait religieux, est en train de l'emporter sur celle de la dénonciation tous azimuts.
Mais ce n'est pas sans mal, sans un combat au corps-à-corps qui se joue aujourd'hui au sommet de l'Etat. Parce qu'il faut bien comprendre que nous ne sommes absolument pas, sur la question des sectes, contrairement à ce que masque le tumulte ambiant, dans un débat politique, mais dans le face-à-face de deux communautés de hauts fonctionnaires, deux cultures administratives en somme, celle du ministère de l'intérieur (le Bureau central des cultes, BCC), et celle de Matignon (la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, MIVILUDES).
Revenons au début des années 1980, au moment du premier rapport parlementaire sur les sectes lorsque se constitue le consensus administratif antisecte (...) La machine administrative va s'emballer dès le début.
Deux associations vont s'illustrer dans cette croisade : le Centre contre les manipulations mentales (CCMM), plutôt gauche jacobine laïciste, gardien du sanctuaire de la vérité rationnelle contre les superstitions, et l'Union nationale des associations de défense de la famille et de l'individu (UNADFI), plutôt droite libérale, voire chrétienne, défendant la cellule familiale et l'individu contre les influences néfastes. Ces deux associations deviendront les seuls informateurs patentés de l'État, recevant des millions d'euros de subventions.
L'ensemble des universitaires, des chercheurs au CNRS, (...) seront carrément exclus de toute discussion, et enfin accusés de trahir la République. Tous les chercheurs, sans exception, je dis bien tous, quelles que soient leur appartenance partisane ou leurs opinions politiques, tous les spécialistes du religieux sont d'accord depuis trente ans pour dire que les listings établis par les commissions parlementaires ainsi que les prétendues enquêtes des missions interministérielles sont fantaisistes.
Dans les années 1990, Matignon, avec la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (MILS), va devenir le Vatican de la croisade, mobilisant tous les ministères (éducation nationale, travail, santé, etc.) contre tout ce qui de près ou de loin ressemble à une secte. Mais ce beau consensus va s'effriter, pour deux raisons.
D'abord, parce que les hommes de terrain (...) se rendent compte que le problème est surévalué. Ensuite, parce que les grandes religions (...) s'inquiètent de cette ambiance de croisade. (...)
Dans la foulée, nous sommes en 2001, la loi About-Picard contre les sectes est sur le point d'être votée : on n'était jamais allé si loin. Mais, coup de théâtre, lorsque Elisabeth Guigou, alors ministre de la justice, consulte sur cette loi le Comité consultatif des droits de l'homme, dans lequel siègent des représentants des grandes religions, l'avis est mitigé. La loi sera alors, en dépit d'une résistance acharnée des troupes antisectes, dépouillée de son contenu. L'équilibre des forces a changé.
Immédiatement après ces événements, la MILS est d'ailleurs remplacée par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires. Message clair : se contenter d'être vigilant, et non plus partir en croisade ; ne pas frapper les sectes en soi, mais seulement celles qui "dérivent".
Depuis 2001 l'opposition des deux cultures administratives s'est envenimée. D'un côté le ministère de l'intérieur, le BCC avec les RG, globalement d'accord avec les chercheurs sur l'innocuité de l'écrasante majorité des nouveaux mouvements religieux, et de l'autre une MIVILUDES restée offensive et sourde à la critique, retranchée à Matignon. Cet antagonisme éclatera soudain au grand jour lors de l'audition des hauts fonctionnaires des différents ministères par la commission chargée du dernier rapport de décembre 2006 sur les sectes.
(...)
Les paroles de Michèle Alliot-Marie sur la MIVILUDES ou [d'Emmanuelle Mignon] sur les sectes n'ont donc rien à voir avec "la laïcité en danger", mais reflètent une évolution administrative de toute façon nécessaire juridiquement face à la Cour européenne des droits de l'homme, qui épingle la France depuis plusieurs années pour discrimination religieuse.
La culture administrative de la MIVILUDES, fondée sur la méconnaissance volontaire du terrain, ne permet d'ailleurs pas de combattre les sectes réellement dangereuses, mais les protège au contraire par la confusion qu'elle fait régner. Résultat : inefficacité plus discrimination ! La solution est dans un organisme sérieux, composé de représentants de la société civile et de chercheurs, comme INFORM chez nos voisins anglais, qui n'est pas là pour condamner les sectes a priori mais pour informer sans fantasme l'Etat et le public.
Raphaël Liogier, professeur à l'IEP d'Aix-en-Provence, directeur de l'Observatoire du religieux
(Source : http://www.lemonde.fr/)
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09.03.2008
article du"Monde" Une refléxion en profondeur
LE MONDE | 03.03.08 | 14h40 o Mis à jour le 03.03.08 | 14h40
Pour la première fois depuis presque trente ans, la culture du terrain, celle du ministère de l'intérieur, soucieux de la sécurité des personnes, et celle des sociologues, soucieux de la connaissance du fait religieux, est en train de l'emporter sur celle de la dénonciation tous azimuts.
Mais ce n'est pas sans mal, sans un combat au corps-à-corps qui se joue aujourd'hui au sommet de l'Etat. Parce qu'il faut bien comprendre que nous ne sommes absolument pas, sur la question des sectes, contrairement à ce que masque le tumulte ambiant, dans un débat politique, mais dans le face-à-face de deux communautés de hauts fonctionnaires, deux cultures administratives en somme, celle du ministère de l'intérieur (le Bureau central des cultes, BCC), et celle de Matignon (la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, Miviludes).
Revenons au début des années 1980, au moment du premier rapport parlementaire sur les sectes lorsque se constitue le consensus administratif antisecte (...) La machine administrative va s'emballer dès le début.
Deux associations vont s'illustrer dans cette croisade : le Centre contre les manipulations mentales (CCMM), plutôt gauche jacobine laïciste, gardien du sanctuaire de la vérité rationnelle contre les superstitions, et l'Union nationale des associations de défense de la famille et de l'individu (Unadfi), plutôt droite libérale, voire chrétienne, défendant la cellule familiale et l'individu contre les influences néfastes. Ces deux associations deviendront les seuls informateurs patentés de l'Etat, recevant des millions d'euros de subventions.
L'ensemble des universitaires, des chercheurs au CNRS, (...) seront carrément exclus de toute discussion, et enfin accusés de trahir la République. Tous les chercheurs, sans exception, je dis bien tous, quelles que soient leur appartenance partisane ou leurs opinions politiques, tous les spécialistes du religieux sont d'accord depuis trente ans pour dire que les listings établis par les commissions parlementaires ainsi que les prétendues enquêtes des missions interministérielles sont fantaisistes.
Dans les années 1990, Matignon, avec la Mission interministérielle de lutte contre les sectes (MILS), va devenir le Vatican de la croisade, mobilisant tous les ministères (éducation nationale, travail, santé, etc.) contre tout ce qui de près ou de loin ressemble à une secte. Mais ce beau consensus va s'effriter, pour deux raisons.
D'abord, parce que les hommes de terrain (...) se rendent compte que le problème est surévalué. Ensuite, parce que les grandes religions (...) s'inquiètent de cette ambiance de croisade. (...)
Dans la foulée, nous sommes en 2001, la loi About-Picard contre les sectes est sur le point d'être votée : on n'était jamais allé si loin. Mais, coup de théâtre, lorsque Elisabeth Guigou, alors ministre de la justice, consulte sur cette loi le Comité consultatif des droits de l'homme, dans lequel siègent des représentants des grandes religions, l'avis est mitigé. La loi sera alors, en dépit d'une résistance acharnée des troupes antisectes, dépouillée de son contenu. L'équilibre des forces a changé.
Immédiatement après ces événements, la MILS est d'ailleurs remplacée par la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires. Message clair : se contenter d'être vigilant, et non plus partir en croisade ; ne pas frapper les sectes en soi, mais seulement celles qui "dérivent".
Depuis 2001 l'opposition des deux cultures administratives s'est envenimée. D'un côté le ministère de l'intérieur, le BCC avec les RG, globalement d'accord avec les chercheurs sur l'innocuité de l'écrasante majorité des nouveaux mouvements religieux, et de l'autre une Miviludes restée offensive et sourde à la critique, retranchée à Matignon. Cet antagonisme éclatera soudain au grand jour lors de l'audition des hauts fonctionnaires des différents ministères par la commission chargée du dernier rapport de décembre 2006 sur les sectes.
(...)
Les paroles de Michèle Alliot-Marie sur la Miviludes ou de Valérie Pécresse sur les sectes n'ont donc rien à voir avec "la laïcité en danger", mais reflètent une évolution administrative de toute façon nécessaire juridiquement face à la Cour européenne des droits de l'homme, qui épingle la France depuis plusieurs années pour discrimination religieuse.
La culture administrative de la Miviludes, fondée sur la méconnaissance volontaire du terrain, ne permet d'ailleurs pas de combattre les sectes réellement dangereuses, mais les protège au contraire par la confusion qu'elle fait régner. Résultat : inefficacité plus discrimination ! La solution est dans un organisme sérieux, composé de représentants de la société civile et de chercheurs, comme Inform chez nos voisins anglais, qui n'est pas là pour condamner les sectes a priori mais pour informer sans fantasme l'Etat et le public.
________________________________________
Raphaël Liogier, professeur à l'IEP d'Aix-en-Provence, directeur de l'Observatoire du religieux
(Source : http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/03/03/revolution-culturelle-dans-la-lutte-antisectes-par-raphael-liogier_1018178_3232.html
21:35 Publié dans Blog | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Rose-Croix, histoire, sociologie, spiritualité
20.02.2008
selon l'article de Libé ce jour...LE journal se polarise sur la scientologie,certes..Mais
Inutile de s'inquiéter, les sectes sont un «non-problème» en France. C'est l'Elysée qui le dit, en la personne d'Emmanuelle Mignon. La directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy s'exprime sur la question dans un entretien à l'hebdomadaire VSD de ce mercredi.
«La lutte contre les sectes a longtemps permis de dissimuler les vrais sujets. Mais, en France, les sectes sont un non-problème», juge cette proche du chef de l'Etat. «La liste établie en 1995 est scandaleuse», ajoute-t-elle, évoquant la liste des «mouvements sectaires» mise au point alors par la Commission parlementaire d'enquête sur les sectes.
«Quant à la Scientologie», qui figurait dans cette liste, «je ne les connais pas, mais on peut s'interroger. Ou bien c'est une dangereuse organisation et on l'interdit, ou alors ils ne représentent pas de menace particulière pour l'ordre public et ils ont le droit d'exister en paix», souligne Emmanuelle Mignon.
La mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (miviludes) devrait apprécier. D'autant que la directrice de cabinet accuse cette instance de «ne rien faire à part publier des rapports».
Début février, Michèle Alliot-Marie, ministre de l'Intérieur chargée des Cultes, a relancé le débat sur les sectes en mettant en cause le fonctionnement de la Miviludes, au moment où celle-ci est précisément l'objet de critiques de mouvements comme la Scientologie.
Dans un entretien au Parisien, la ministre confiait vouloir «décomplexer la lutte contre des dérives sectaires» et «assurer la liberté de croyance de tous». Plusieurs associations, dont l'Unadfi (Union nationale des associations de défense des familles et de l'individu), s'étaient déclarées «émues et indignées» par ces déclarations.
L'église de Scientologie s'est dite la semaine dernière victime de «violations de la loi de 1905» sur la séparation des Eglises et de l'Etat et a demandé que ses membres bénéficient de la liberté de conscience reconnue dans la Constitution. La Miviludes doit présenter son rapport 2007 à François Fillon début avril.
14:13 Publié dans Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : histoire, sociologie, Rose-Croix, religion, spiritualité
30.01.2008
Changement d'attitude à la tête de l'Etat français
Voici la réponse complète de Mme la ministre de l’Intérieur à l’Assemblée nationale, suite à une question du député Glavany sur le discours de Nicolas Sarkozy à Riyad.
Mme Michèle Alliot-Marie, ministre de l’Intérieur, de l’Outre-mer et des collectivités territoriales
"– Oui, la laïcité est une grande et belle valeur de notre République. Nous pouvons nous retrouver sur ce point, mais nous divergeons sur le sens que nous lui donnons. Pour notre part, nous souhaitons reconnaître le rôle de toutes les spiritualités dans notre pays – Nous souhaitons reconnaître le rôle de la spiritualité sous toutes ses formes dans notre pays. Les Français y sont attachés. Un ancien président de la République ne disait-il d’ailleurs pas qu’il croyait aux « forces de l’esprit » ? C’est pour cette raison que nous souhaitons aider toutes les spiritualités, qu’elles soient religieuses ou non, notamment celles qui sont fondées sur l’athéisme ou le rationalisme. Comme l’a indiqué le président de la République à Riyad, nous croyons à la richesse et à la diversité de toutes les religions et des cultures. Vous vous demandiez, voilà quelques jours, ce que pouvait bien être la laïcité négative. Je peux vous répondre : c’est une attitude sectaire et fermée à l’égard des courants de pensée qui donnent leur sens et leur grandeur à notre pays. Et c’est votre attitude aujourd’hui."
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27.01.2008
CCMM
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18.10.2007
Service incroyance et foi
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Actualité des religions 2002
(2) RP VernetteActualité des Religions 2.jpg
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15.10.2007
Sur les RG et la fameuse commission parlementaire
quel sérieux y a t'il dans le rapport parlementaire de 1995?
Sur le sérieux du rapport parlementaire sur les "sectes"
rg-rougelet
sorman-parlement_français
Analyse
Citation d'un livre intitulé "Pour en finir avec les sectes"-Débat sur le rapport parlentaire
(Ed Cesnur-Di Giovani) écrit par Mr Paul Baubérot
Chapître intitulé "-Le rapport de la commission parlementaire sur les sectes entre neutralité et "dangerosité sociale"
Page 63 (extrait)
"Fait inhabituel, la commission ne publie pas le compte rendu des auditions ni la liste des personnes qu'elle a entendues.Elle s'est placée "sous le signe du secret"....
Le rapport publie la liste de 172 mouvements...."
Citation de Massimo Introvigne (même ouvrage) p 18
"Constituée le 11 juillet 1995, la commission d'enquète a commencé ses réunions le 18 juillet, décident d'organiser 20 auditions de témoins pour une durée globale de 21 heures..
Selon le député communiste J P Brard , membre de la commission, le rapport a été adopté à l'unanimité le 20 décembre 1995 ...mais par 7 députés présents sur 21...(!)-Déclaration issue du journal l'Humanité"du 11 01 1996.
Ces faits gravissimes sont relayés par la note faite aux parlementaires par Guy Sorman, attaché auprès du 1er ministre de l'époque...
Commentaire 1-, si l'on reprend les éléments ainsi forunis, on en déduit qu'il a fallu faire le tri de 172 mouvements spiritualistes désormais appelés "sectes" en 21 heures ce qui détermine une cadence , grosso mode de 7 mn 30 par sectes désignées choix inclus.
Il est à préciser que de telles pratiques ne concernent que plusieurs centaine de milliers de personnes en France.
Cela semblerait un peut juste.
Commentaire 2-
Le rapport a donc été contesté et pas seulement par les mouvements incriminés.
Les protestants à leur tour s'inquiètent et aussi l'église catholique, mais aussi bien d'autres..
D'autant plus, qu'à l'inverse du rapport parlementaire Belge , les débats, notes des RG et conclusions restent non accessibles, donc non consultables et non discutables si nécessaire.
Les créateurs du-dit rapport s'abritent derrière les notes des Renseignements Généraux...
Nous vous livrons un extrait du livre de Mr Rougelet , et de son livre "Les RG, Machine à scandales"
qui est une vue de l'intérieur particulièrement acide de cette institution.
Oui, vous avez bien lu...Ils n'avaient pas grand chose à se mettre sous la dent...
-Commentaire 3
Alors, qu'en conclure?
Considérations de M Bertrand
Je ne sais rien mais je dirai (presque) tout" aux éditions Plon
Pour info : Un ancien directeur des RG reconnaît qu'en 1996, "certains groupes se sont vus un peu vite affublés du vocable de secte"
Yves Bertrand, Directeur Général du service des Renseignements Généraux de 1992 à 2003, avait collaboré activement à fournir des " informations " aux députés de la commission d'enquête qui ont rendu leurs conclusions dans le fameux rapport parlementaire sur les sectes en 1996. Voici a présent son avis " Il est exact que les Renseignements Généraux ont contribué à nourrir la réflexion de la commission d'enquête parlementaire qui, en 1996, a rendu un rapport très dur sur la question, en ne recensant pas moins de 172 mouvements qualifiés de sectaires.
Je ne renie pas le travail que nous avons fait alors pour éclairer les parlementaires. Mais ce travail a incontestablement vieilli. Et j'ai moi-même évolué sur la question. A coté de sectes authentiques et dangereuses, pratiquant la déscolarisation des enfants, l'abus de faiblesse, voire la pédophilie, certains groupes se sont vu un peu vite affubler du vocable de secte.
La sémantique elle-même devrait être modifiée. Le terme secte a été forgé à une époque où le catholicisme et le protestantisme constituaient la norme dominante et où il s'agissait, en quelque sorte, de stigmatiser les hérésies chrétiennes. Doit-il être utilisé aussi facilement aujourd'hui ? J'en doute sincèrement.
...Doit-on confondre en un même vocable, sectes et mouvements minoritaires, pratiquant le prosélytisme comme les témoins de Jéhovah ?
Franchement je ne le pense pas. On a le droit de critiquer la scientologie ou les Témoins de Jéhovah, mais faut-il pour autant les transformer en diable ? Je pense même qu'à placer sur le même plan certaines sociétés de pensée et d'authentiques mouvements sectaires qui aliènent la liberté de leur membres, on aboutit à l'inverse du but recherché. Sous prétexte de protéger la liberté de conscience, on empêche les citoyens d'embrasser les croyances de leur choix, ce qui est le contraire de la laïcité bien comprise..."
A cela s'ajoute le témoignage de D Rougelet dans son livre "LES RG , machine à scandales
RG Machine à scandales .Denis Rougelet.bmp
17:30 Publié dans Livre | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : religions, rose-croix, ésotérisme, spiritualité
06.09.2007
Définition de la RCO selon Antoine Faivre
Le LR [Lectorium Rosicrucianum] a une activité éditoriale importante, en plusieurs langues, qui s'exerce principalement à Haarlem (éditions, ou librairie, du Rozekruis Pers): traduction et rééditions des oeuvres des fondateurs (Jan van Rijckenborgh et Catharose de Petri), mais aussi d'ouvrages anciens (un écrit de Marsile Ficin, quatre de Karl von Eckartshausen, un de Jacob Boehme, deux de J.A. Comenius) et du XXe siècle (livres d'Antonin Gadal et de Gustav Meyrink, par exemple), édition d'une revue, Pentagramme (bi-mensuel qui paraît en onze langues et tire à environ vingt mille exemplaires), et bien sûr de brochures. De valeur inégale, les articles de Pentagramme se partagent en deux catégories: textes à vocation initiatique ou édifiante, et – moins nombreux – études à caractère historique ou même nettement universitaire ; plusieurs de celles-ci sont de la plume de chercheurs participant également aux activités éditoriales de In de Pelikaan, qui est une maison d'édition à Amsterdam.
Le corpus référentiel du LR , tel qu'il apparaît à la lecture de ces publications, surtout de celles de Rijckenborgh, est pour l'essentiel constitué des cinq éléments suivants: 1) Le Nouveau Testament, surtout l'Évangile de Jean et l'Apocalypse. 2) Le Corpus Hermeticum (recueil de textes alexandrins des IIe et IIIe siècles de notre ère attribué au légendaire Hermès Trismégiste). 3) La gnose dualiste des premiers siècles, l'accent étant mis sur la gnose de type manichéen. 4) Le catharisme. 5) La littérature allemande du premier courant rosicrucien (début du XVIIe siècle) avec, par voie de conséquence, des références à Paracelse et à l'alchimie.
Les éléments 1, 2 et 5 font partie du corpus référentiel de bon nombre de courants ésotériques modernes. Mais la présence ici de tous les cinq ensemble fait, aux yeux d'un historien intéressé par ces courants, la principale originalité du corpus référentiel du LR. En effet, une vision du monde de type radicalement dualiste se trouve, contre toute attente, mariée avec le rosicrucisme originel qui, lui, n'est pas du tout refus du monde et reste même inséparable d'une philosophie de la nature. Aussi bien les textes fondateurs rosicruciens du XVIIe siècle sont-ils lus ici à la lumière du manichéisme et du catharisme, ce qui confère aux interprétations des auteurs du LR un caractère original: elles sont une tentative de concilier ce qui est peut-être inconciliable. L'importance de l'apport cathare se reflète jusque dans le vocabulaire courant propre au LR: « consolamentum », « endura ». Pour ce qui concerne le deuxième élément, l'on sait que le Corpus Hermeticum, oeuvre de plusieurs auteurs, se présente comme un ensemble de textes doctrinalement contradictoires les uns par rapport aux autres, même s'ils reflètent une commune forme de pensée ; l'on peut y trouver aussi bien des passages marqués par le dualisme, que d'autres échappant à celui-ci. La préférence du LR va bien sûr aux premiers, comme il apparaît à la lecture des oeuvres de Rijckenborgh. Enfin, à ces cinq éléments, qui appartiennent à l'Occident, il convient d'ajouter un apport de type hindou et extrême-oriental, assez diffus et discret, mais bien présent.
Pour l'essentiel, l'oeuvre de Rijckenborgh (que tous les membres sont tenus d'étudier, et qui constitue l'obligée référence du LR) comporte deux sortes d'ouvrages. L'une est représentée par l'édition commentée de textes anciens, l'autre par des manuels à l'usage des membres de l'École, manuels nullement secrets mais offerts aussi bien au public pour son instruction. Parmi les éditions de textes anciens figure en premier lieu celle, en quatre volumes, du Corpus Hermeticum, qu'il interprète, on l'a vu, dans un sens dualiste. Ce corpus est pour lui fondamental: « Toute activité gnostique réelle de la période humaine actuelle a pour source la gnose égyptienne. » Par « Égypte », il semble qu'il entende davantage la pharaonique que l'alexandrine car, pour lui, comme il l'écrit de façon surprenante: « Les enseignements d'Hermès Trismégiste ont plus de dix mille ans », si bien que « à peu près tous les textes de valeur de la Bible sont empruntés aux écrits hermétiques » ; d'ailleurs, « il faut encore savoir que tous les livres de la Bible ont été rédigés par les pères de l'Église. [...] C'est un miracle que quelque chose d'essentiel ait été conservé, comme l'évangile de Jean ». Figurent aussi, parmi les éditions commentés de livres anciens, celle des trois écrits rosicruciens (Fama, 1614 ; Confessio, 1615 ; Noces Chymiques, 1616), et le Nycthéméron d'Apollonius de Tyane. Ces éditions et commentaires ne se présentent nullement comme des études historiques et philologiques. Aussi bien ont-ils pour objet unique d'édifier spirituellement le lecteur. Il en va de même, évidemment, de la seconde sorte d'ouvrages – ceux qui sont destinés à l'instruction spirituelle, sans support textuel préalable –, mais dans ce cas l'on est moins surpris.
A part ceux qu'il considère comme ses pères fondateurs, Rijckenborgh ne cite que peu de noms. A part, donc, Hermès Trismégiste, Mani, Johann Valentin Andreae, on trouve seulement, parfois, les noms de Max Heindel, Rudolf Steiner, H.P. Blavatsky. Même Jacob Boehme paraît absent, mais il serait souvent cité, m'apprend le LR, dans d'autres ouvrages, et notamment dans les « textes intérieurs » du LR, et Rijckenborgh aurait procuré lui-même, avant guerre, une édition de L'Aurore naissante. Pour le XVIIIe siècle, Karl von Eckartshausen semble être le seul. Rijckenborgh a sévèrement limité son corpus référentiel. Il déclare d'ailleurs rejeter toute forme d'occultisme, qu'il appelle aussi « magie grise » ou « magie négative ». Par là, il semble entendre beaucoup de choses et reste le plus souvent vague, mais c'est très explicitement qu'il condamne le spiritisme, le magnétisme, et même l'astrologie et l'acupuncture.
Antoine FAIVRE
Source: Notes sur le Lectorium Rosicrucianum (la « Rose-Croix d'or »), in Pour en finir avec les sectes (CESNUR - Di Giovanni, 1996)
13:25 Publié dans 04. Rosicrucianisme | Lien permanent | Envoyer cette note
JVR: un enseignement paradoxal
Le corpus référentiel du LR [Lectorium Rosicrucianum], tel qu'il apparaît à la lecture de ces publications, surtout de celles de |Jan van] Rijckenborgh, est pour l'essentiel constitué des cinq éléments suivants: 1) Le Nouveau Testament, surtout l'Évangile de Jean et l'Apocalypse. 2) Le Corpus Hermeticum (recueil de textes alexandrins des IIe et IIIe siècles de notre ère attribué au légendaire Hermès Trismégiste). 3) La gnose dualiste des premiers siècles, l'accent étant mis sur la gnose de type manichéen. 4) Le catharisme. 5) La littérature allemande du premier courant rosicrucien (début du XVIIe siècle) avec, par voie de conséquence, des références à Paracelse et à l'alchimie.
Les éléments 1, 2 et 5 font partie du corpus référentiel de bon nombre de courants ésotériques modernes. Mais la présence ici de tous les cinq ensemble fait, aux yeux d'un historien intéressé par ces courants, la principale originalité du corpus référentiel du LR. En effet, une vision du monde de type radicalement dualiste se trouve, contre toute attente, mariée avec le rosicrucisme originel qui, lui, n'est pas du tout refus du monde et reste même inséparable d'une philosophie de la nature. Aussi bien les textes fondateurs rosicruciens du XVIIe siècle sont-ils lus ici à la lumière du manichéisme et du catharisme, ce qui confère aux interprétations des auteurs du LR un caractère original: elles sont une tentative de concilier ce qui est peut-être inconciliable. L'importance de l'apport cathare se reflète jusque dans le vocabulaire courant propre au LR: « consolamentum », « endura ». Pour ce qui concerne le deuxième élément, l'on sait que le Corpus Hermeticum, oeuvre de plusieurs auteurs, se présente comme un ensemble de textes doctrinalement contradictoires les uns par rapport aux autres, même s'ils reflètent une commune forme de pensée ; l'on peut y trouver aussi bien des passages marqués par le dualisme, que d'autres échappant à celui-ci. La préférence du LR va bien sûr aux premiers, comme il apparaît à la lecture des oeuvres de Rijckenborgh. Enfin, à ces cinq éléments, qui appartiennent à l'Occident, il convient d'ajouter un apport de type hindou et extrême-oriental, assez diffus et discret, mais bien présent.
Antoine FAIVRE
Notes sur le Lectorium Rosicrucianum (la « Rose-Croix d'or »)
directeur d’études à l’école pratique des hautes études (Ve section), professeur à l’université Bordeaux-III pour Roland : Professeur émerite à la Sorbonne ...et auteur de nombreux travaux sur le la Rose-Croix
12:43 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : spiritualité, histoire, religion, sociologie, Rose-Croix, rosicruciens

